BIODIVERSITÉ & RENATURATION

EODD mesure le potentiel écologique des espaces verts urbains grâce… aux syrphes !

Depuis de nombreuses années, EODD réalise des travaux sur la nature en ville, un enjeu essentiel à l’interface entre conservation et valorisation de la biodiversité dans des contextes où s’exercent de fortes pressions anthropiques...

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Depuis de nombreuses années, EODD réalise des travaux sur la nature en ville, un enjeu essentiel à l’interface entre conservation et valorisation de la biodiversité dans des contextes où s’exercent de fortes pressions anthropiques.

Cette année, notre pôle Recherche, Développement et Innovation (RDI) a mené un projet inédit sur trois sites de la Ville de Lyon, en partenariat avec :

  • la SPL Confluenceavec laquelle EODD travaille sur le projet de réaménagement de la zone du Champ Confluence ;
  • l’École Normale Supérieure de Lyondont le jardin du site René Descartes a été inventorié par les écologues d’EODD au travers d’un mécénat de compétence ;
  • l’Université Claude Bernard Lyon 1dont une étudiante (maintenant chargée d’études chez EODD) a contribué à cette étude au travers d’une alternance.

 

POURQUOI S’INTÉRESSER AUX SYRPHES ?

Les syrphes sont de petites mouches… mais de grands bioindicateurs écologiques !

  • Leurs larves occupent presque toutes les niches écologiques: ce qui témoigne de leur efficacité pour caractériser la santé écologique des sites étudiés ;
  • Plus de 560 espèces en France: l’inventaire de ce groupe sur un site est ainsi intéressant statistiquement ;
  • Réactifs à l’état de santé des habitats: ce sont des témoins de l’efficacité des mesures de gestion des espaces verts en ville ;
  • Ils sont de grands pollinisateurs: ce qui appuie l’intérêt de leur conservation.

Cette étude figure parmi les premières à appliquer le protocole scientifique « Syrph the Net » en milieu urbain. Utilisé depuis plus de quinze ans en Europe, ce protocole, fondé sur la présence ou l’absence d’espèces de syrphes, était jusqu’alors réservé quasi exclusivement aux milieux naturels. Récemment, il a été adapté pour évaluer la qualité écologique des parcs urbains et EODD a pu le mettre en œuvre dans le cadre de cette étude.

NOS TRAVAUX 

Sur les trois sites étudiés en 2025 :

  • Plus de 700 individus collectés et identifiés au travers de l’utilisation de tente Malaise (dispositifs de capture des insectes volants) ;
  • 41 espèces différentes, dont 9 sont menacées en France ;
  • Des espèces jusque-là jamais recensées dans le Rhône, comme Pocota personnata ou Ferdinandea ruficornis ;
  • Un suivi élargi incluant la biomasse et d’autres groupes faunistiques.

Ces données permettent d’évaluer de manière fine la fonctionnalité écologique des milieux urbains : prairies, bosquets, zones humides, arbres anciens… et ainsi d’identifier les actions de gestion favorables à la biodiversité.

 

Travaux sur la nature en ville d'EODD

ET APRÈS ?

Les résultats obtenus serviront à :

  • Mieux comprendre la capacité d’accueil des espaces verts urbains ;
  • Orienter la gestion écologique des sites ;
  • Approfondir l’usage de nouveaux bioindicateurs en milieu urbain ;
  • Améliorer les connaissances naturalistes dans la Ville de Lyon sur les syrphes mais aussi des autres groupes d’insectes identifiés.

EODD valorisera l’intégralité des données produites grâce à ce protocole, notamment par un partage des données avec les réseaux associatifs de protection de la nature et potentiellement par la publication d’articles scientifiques.

Le protocole sera répliqué en 2026 pour suivre l’évolution de ces habitats sur le long terme.

Cette étude a permis à nos experts écologues de développer leurs connaissances tant sur les techniques de mise en œuvre de cette méthode que sur l’écologie et la conservation des écosystèmes urbains.

La prise en compte de la biodiversité dans les futurs projets d’aménagement urbain d’EODD n’en sera que renforcée !

 

Crédit photo : EODD ingénieurs conseils