CARACTAIR

Caractérisation des gaz du sol et de l’AIR intérieur et intégration de la biodégradation aérobie dans la modélisation analytique des transferts.

APPEL A PROJETS

Appel à projet GESIPOL 

PORTEUR & PARTENAIRES

  • GINGER-BURGEAP,
  • IMT Lille Douai,
  • Métropole de Lyon,
  • Groupe Tera 

BUDGET & AIDE PUBLIQUE

  • Budget Total (k€) : 422
  • Montant de l’aide demandée (k€) : 200

DURÉE DU PROJET 

36 mois

ENJEUX ET PROBLÉMATIQUES

La pollution en Composés Organiques Volatils (COV) présente dans les sols du fait d’un passif environnemental est l’une des sources potentielles de dégradation de la qualité de l’air intérieur. Pour la reconversion de tels sites ou l’évaluation des impacts sur des bâtiments existants, les études reposent sur des mesures de concentration dans les gaz du sol et l’air intérieur auxquelles s’ajoutent, pour envisager les aménagements ultérieurs, la modélisation prédictive des transferts (MTES, 2017). C’est en lien avec les retours d’expérience récurrents conduisant à critiquer la représentativité des mesures et des modélisations conduites que le projet CaractAir est proposé.

RÉSUMÉ DE SOUMISSION

Le projet CaractAir ambitionne d’une part de développer des méthodes de mesures pour améliorer la représentativité temporelle des mesures de concentrations dans les gaz du sol et l’air intérieur en vue d’évaluer les expositions chroniques des populations et d’autre part d’implémenter dans les modèles de transfert des polluants la biodégradation aérobie des hydrocarbures qui, dans nombre de cas, participe à l’atténuation des concentrations gazeuses. Pour les méthodes de prélèvement, les développements reposent sur des expérimentations en conditions contrôlées en laboratoire sur des matrices gaz du sol et air intérieur et l’évaluation de l’opérationnalité de ces méthodes sur des essais en conditions réelles. Les travaux de modélisation et les méthodes de prélèvement seront appliqués sur deux sites réels pollués par des COV : solvants chlorés (trichloéthylène, tétrachloroéthylène) et hydrocarbures (benzène, naphtalène, n-hexane, etc.).

Les travaux envisagés pour prendre en compte la biodégradation aérobie dans les études de risques sanitaires comprennent la conceptualisation des phénomènes (afin d’être introduits dans les solutions analytiques 1D couramment utilisés en France) puis l’analyse de la représentativité des simplifications opérées par comparaison avec la modélisation numérique (sélection de cas types, sites réels sur lesquels des mesures spécifiques et la modélisation numérique auront été conduits). Ce projet s’articule autour de la réalisation d’essais à deux échelles (en laboratoire, sur des sites réels) et de la modélisation numérique multiphysique. Le consortium dispose de la pluridisciplinaire nécessaire pour lever les verrous scientifiques, techniques et opérationnels. Il est constitué d’une ETI (BURGEAP – coordinateur) et d’une PME (TERA Environnement) dont les expertises portent respectivement sur les écoulements et le transport en milieu poreux, la métrologie des gaz et d’un organisme de recherche (IMT Lille Douai) disposant d’une grande expérience en métrologie de l’air et des capacités requises pour la conduite des essais adaptées aux objectifs recherchés.

Le consortium est appuyé par une collectivité (Métropole de Lyon) qui apportera au projet la vision, les attendus et l’applicabilité des développements. En outre, les sites nécessaires à la conduite des travaux seront recherchés préférentiellement sur ce territoire.