2BIMULCH

Films de paillage biodégradables et bioassimilables par enfouissement dans le sol après usage avec un comportement en usage optimisé.

APPEL A PROJETS

Appel à projets FUI 23  – Projet en cours

PORTEUR & PARTENAIRES

Porteur : Groupe Barbier (ETI)

Autres partenaires : SETUP Performance (PME), Tiflex (PME), Enoveo (PME), Neobiosys (PME), le Laboratoire de Bioingénierie et Dynamique Microbienne aux Interfaces Alimentaires.Biodymia, CNEP (PME), le Centre Technique Agroalimentaire CTCPA

BUDGET & AIDE PUBLIQUE

Budget: 3 645 K euros

Aide: 1 707 K euros

DURÉE DU PROJET

42 mois

RÉSUMÉ de soumission publiable

Le projet 2BIMULCH a pour objectif le développement et la commercialisation d’un nouveau film de paillage biodégradable et bio assimilable.

Actuellement, il est proposé divers types de films de paillage. Il s’agit de films de paillage qu’il est nécessaire de retirer du sol après usage et de recycler. Ce recyclage étant difficile et couteux, des films de paillages dégradables et bio‐assimilables par enfouissement dans le sol pour l’application film de paillage commencent à être proposés. Mais ces films sont trop couteux ou présentent des performances insuffisantes par rapport aux attentes des utilisateurs.
Aussi, ce projet a pour ambition de proposer des films biodégradables et bio assimilables avec des performances telles que recherchées par les utilisateurs, à un cout inférieur au cout global actuel d’utilisation des films de paillage classiques et conformes aux exigences de la future norme européenne pr EN17033 « Plastiques ‐ Films de paillage biodégradables pour utilisation en agriculture et horticulture ‐ Exigences et méthodes d’essai » actuellement en cours d’enquête publique.
En termes techniques, il s’agit de réaliser des combinaisons de formulations sous forme de multicouches à base de copolyesters souples et de polyester rigide (PLA), de microorganismes, de charges minérales ou éventuellement végétales à l’aide de différentes technologies de mise en oeuvre.
Ces nouveaux films auront des cinétiques optimisées de dégradation hors sol et dans le sol et satisferont les contraintes d’usage et de fin de vie. De surcroit, il est prévu des études plus poussées, au‐delà même des exigences de la future norme pr EN17033, pour évaluer le comportement de ces films et en particulier pour connaitre leur composition à tous les stades de dégradation, valider leur non bioaccumulation dans le sol après usage comme leur
absence d’écotoxicité.
Le cout de cette nouvelle gamme de film sera un point important à prendre en compte car le prix de vente de ces nouveaux films ne devra pas excéder le prix de vente des films non dégradables actuels auquel on ajoute les coûts liés au retrait des champs et à leur recyclage.
Les enjeux économiques sont également très importants. On peut considérer, qu’en 2024, le marché mondial annuel du film de paillage représentera 2 024 000 tonnes de films, soit pour un prix moyen du kilo de 4 euros, un chiffre d’affaires potentiel de plus de 8 milliards d’euros.
Cette technologie pourrait aussi être utilisée sur d’autres marchés que ceux du film de paillage.
On peut citer les applications concernant la plasticulture (telles que les ficelles, clips, etc…) pour lesquelles la récupération dans un objectif de recyclage n’est pas une solution pérenne ou encore la sacherie et les emballages industriels.

PRINCIPAUX RÉSULTATS DU PROJET

  • Développement d’une série de formulations blend aux caractéristiques de (bio)(photo)dégradation très contrastées, qui seront ensuite associées sous forme de film multicouches afin de combiner à façon les caractéristiques des matériaux de base 
  • Mise au point d’une technologie d’impression permettant de produire un film avec des propriétés de (bio)(photo)dégradation adaptées par zone, afin de répondre au double cahier des charges d’un film de paillage à moitié enfoui en terre et à moitié exposé aux UV à l’air libre 
  • Identification de de microorganismes actifs  en contact avec le PLA, composant clef, qui apporte la stabilité des films au cours de leur usage, mais dont la biodégradation post usage doit être accélérée
  • Mise au point de tests d’analyse rapide de la biodégradabilité 
  • Mise au point d’une méthode analytique : étude de la dépolymérisation totale de ces matériaux par traitement microonde afin d’identifier des composants indésirables susceptibles d’être libérés au cours du processus de dégradation du film

CONTACT

Gérard PICHON, responsable R&D groupe Barbier, gerard.pichon@barbiergroup.com

 

Projet labellisé par PLASTIPOLIS et co-labellisé par AXELERA et Céréales Vallée.