22/11/2017

Projet SORAGO

Le projet SORAGO (Substrats avec revêtement organique d’origine biosourcée, FUI 15) avait pour objectif le développement de systèmes de peintures dont la composition possède un taux maximal en carbone d’origine bio-sourcée pour deux types d’applications : en pré-laquage pour le marché de la construction et en post-laquage pour le marché de l’industrie générale.

Financé au FUI 15 et labellisé par les pôles de compétitivité IAR et AXELERA, le projet SORAGO s’est déroulé de juin 2013 à mai 2016, et a réuni 7 partenaires :  Becker Industrie (porteur), ArcelorMittal, Arkema, Activation, Prospa, l’Université Claude Bernard Lyon 1 et l’Université Technologique de Troyes.

L’objectif principal du projet SORAGO était de développer une offre plus durable, plus respectueuse de l’environnement et validée en termes d’alternative à la pétrochimie.

Ce projet a porté sur la partie organique des peintures, l’objectif étant de développer des systèmes de peinture contenant le pourcentage maximal en carbone bio-sourcé dans leur composition. Pour ce faire, les acteurs du consortium ont choisi de travailler sur les deux constituants majoritaires de la partie organique des peintures : la résine et le solvant.

 

Résultats, produits, prototypes, démonstrateurs, services issus des travaux de R&D

Grâce à ce projet, l’ensemble des partenaires a pu acquérir une vraie connaissance de l’impact des matières premières d’origine biosourcée sur les performances globales du système de peinture, ce qui pourrait permettre de substituer petit à petit les différentes gammes de produits, aujourd’hui dépendantes de la pétrochimie.

Entre autres, un outil de modélisation spécifique a pu être développé, permettant l’identification de nouveaux solvants, et leurs associations adaptées pour la formulation.

De nombreuses résines biosourcées ont été développées, formulées et validées au niveau processabilité, et ont permis le développement d’un produit, l’Estetic® BioAir mat.

Cependant, du point de vue règlementaire, l’enregistrement REACH des nouveaux produits représente un coût considérable (1 à 3 M€). Ceci constitue un réel frein pour le développement de ces nouveaux produits aux propriétés physico-chimiques remarquables et qui peuvent apporter de réelles alternatives bio-sourcées pour des applications industrielles.

Néanmoins, les perspectives de valorisation commerciales passent par une image plus « verte » des peintures, plus respectueuse des normes en termes de qualité d’air intérieur, et par un coût qui soit acceptable et accepté par le marché.

Enfin, concernant la suite du projet SORAGO, de nombreuses réunions de brainstorming ont été menées pour faire émerger de futurs projets de recherche collaboratifs dans l’optique de prolonger la dynamique de ce projet.

 

Premières retombées 

  • 2 brevets
  • 3 articles publiés dans des revues scientifiques
  • 8 communications orales dans des conférences et des colloques
  • 2 thèses
  • 1 nouveau produit commercialisé par ArcelorMittal : Estetic® BioAir mat
  • 3 créations d’emplois suite au projet