Cité Lyonnaise de l'Environnement et de l'Analyse

Projets d’implantation et d’équipement

7 projets d’implantation et d’équipement ont fait l’objet d’une labellisation de la part du pôle AXELERA et concourent à créer un environnement scientifique et/ou économique favorable à l’innovation pour les acteurs du pôle :

LA CITé LYONNAISE de L’ENVIRONNEMENT ET DE L’ANALYSE (CLEA)

Inaugurée en décembre 2013, la Cité Lyonnaise de l’Environnement et de l’Analyse (CLEA) regroupe en trois bâtiments (CRMN, Irstea et ISA) des unités de recherche en lien avec l’environnement et la chimie analytique, à proximité du campus LyonTech-la Doua, à Villeurbanne. Elle accueille près de 300 chercheurs.


Le Centre Européen de Résonance Magnétique Nucléaire (CRMN) abrite le spectomètre le plus puissant du monde depuis 2009.

L’Institut des Sciences Analytiques (ISA) abrite l’Institut Lumière Matière et le Service Central d’Analyse.

 

LE LABORATOIRE POLYMèRES ET MATéRIAUX AVANCéS (LPMA), Unité MIXTE de RECHERCHE CNRS-SOLVAY

The Laboratoire Polymères et Matériaux Avancés (Polymers and Advanced Materials), LPMA – UMR5268, created jointly between Solvay and CNRS, works primarily on semi-crystalline polymers (including biosourced polymers), elastomers, and combinations of non-polar and polar polymers, with an emphasis on rheological and mechanical properties, barrier properties, and ultimate properties. 

Through fundamental research on systems and topics of interestwe aim to develop materials with finely controlled properties, which meet three major challenges: a significant reduction in the weight of various parts of land transport vehicles; improvement of barrier properties for environmental safety; and control of the lifecycles of engineered plastics and rubbers. 

The lab houses 7 research scientists (3 CNRS researchers & 4 Solvay researchers), one Solvay technician and around 10 PhD students, post-doctorate fellows and invited professors/researchers. 

LA STATION D’éPURATION DE LA FEYSSINE

L’usine de traitement des eaux résiduaires urbaines située à La Feyssine traite les eaux usées de 300 000 habitants, soit 91 000 m3 d’eaux usées par jour. 

Mise en service en 2011, elle a permis le déchargement de la station d’épuration de Saint-Fons et l’amélioration de la performance du cycle urbain de l’eau du Grand Lyon.

Les eaux usées bénéficient d’un procédé dit de ”culture libre” puis sont rejetées dans le Rhône, en conformité avec les normes européennes.
Les eaux collectés sont introduites dans les ouvrages rectangulaires SEDIPAC 3D assurant le dessablage, le dégraissage et la décantation primaire sans réactif ni recirculation de boues.
Les eaux prétraitées sont ensuite envoyées vers 3 lignes de traitement biologique afin d’assurer l‘élimination de la pollution carbonée par oxygénation et l‘élimination de la pollution azotée par nitrification / dénitrification.
La chaleur des eaux usées est récupérée afin de climatiser et chauffer les locaux de la station d’épuration. Une partie de l’eau traitée peut être réutilisée pour le nettoyage des lieux, l’aire des balayeuses et l’arrosage des parkings.

 

 

LE PROJET RE-SOURCE

Si les D3E (Déchets d’équipements électriques et électroniques) constituent une source potentielle de matières recyclables, puisqu’ils contiennent environ un tiers de plastiques, cette dernière n’est pas exploitée : on ne sait pas « isoler » les plastiques des autres matériaux avec lesquels ils sont mélangés.

Le projet Re-source, piloté par Sita (filiale de SUEZ) et labellisé par le pôle de compétitivité AXELERA, a pour objectif de développer des procédés visant à séparer les plastiques des ferreux et des non-ferreux, et d’autres permettant de les trier industriellement par famille (PVC, PP…). Objectif ? Les recycler et en faire une matière valorisable pour l’industrie.

Le projet a fédéré un grand nombre d’acteurs autour de Sita (Arkema, Solvay, IFP Energies nouvelles, Plastic Omnium, plusieurs grands groupes potentiellement intéressés par le plastique recyclé, le CNRS, une dizaine de laboratoires de recherche, des centres techniques, etc.) qui développent déjà de nouvelles méthodes d’identification des matériaux composant les D3E.

Il est directement l’origine de la construction de l’usine SITA D3E à Feyzin, spécialisée dans le traitement des Équipements Électriques et Électroniques (EEE) en fin de vie. Cette usine inaugurée en 2010 présente un procédé exemplaire dont les objectifs sont d’assurer la dépollution et la valorisation optimale de chacun des flux :

  • Gros Electro-Ménager froid (GEM F) : réfrigérateurs, congélateurs
  • Petits Appareils en Mélange (PAM) : grille pains, micro ondes, sèche cheveux…
  • Ecrans.

 

LA PLATEFORME TECHNOLOGIQUE DE L’INSTITUT DE CHIMIE DE LYON

Cette structure fédérative du CNRS fédère les compétences et les moyens de recherche en chimie à Lyon. Son objectif est d’unir les efforts des différentes spécialités de la chimie, toutes développées au meilleur niveau international sur le site lyonnais, pour attaquer les défis majeurs de la société ou du monde industriel dans le secteur des matériaux, de la santé, de l’environnement, de l’agroalimentaire et de l’énergie. Il participe à la synergie entre le monde académique et AXELERA (industries, PME/PMI), ainsi qu’à une structuration accrue de la chimie lyonnaise et régionale.

La plateforme s’organise autour de 5 pôles, avec un fort pôle Analytique généraliste, et 4 pôles thématiques Environnement, Procédés, Matériaux, et Santé.

 

L’INSTITUT DE CHIMIE DU VIVANT

L’Institut de chimie du vivant résulte de la fusion, dans les mêmes locaux, de deux laboratoires de recherche en chimie, alliant les domaines de la microbiologie, de la chimie et de la biochimie moléculaire et supramoléculaire.

Il complète le volet « sciences du vivant » au sein de l’Institut de chimie de Lyon et dans AXELERA pour les molécules bio actives et chimie des bioressoures. 

 

LE PÔLE INTERFORA

Interfora est un pôle de formation et conseil centré sur les métiers de la chimie et des procédés.

Volonté d’un groupement d’industriels de la chimie pour répondre à un manque de main d’œuvre qualifiée, le centre de formation Lyon Sud a été créé en 1948. Aujourd’hui Lyon Sud, devenu INTERFORA, possède des liens étroits avec le monde industriel du procédé : chimie, bio-industrie, traitement de l’eau, peintures, cosmétiques….

Le pôle INTERFORA dispose d’un plateau technique partagé par différents domaines d’activité :

  • 2 CFA accueillant des apprentis du CAP à l’ingénieur soit sur site (CFA INTERFORA), soit dans des établissements partenaires de la région (CFA IFAIP),
  • conseil et formation continue dans les domaines réglementaire, de professionnalisation et d’optimisation technique, de l’amélioration des performances de l’entreprise.

Située au cœur de la région Rhône-Alpes, à proximité immédiate de majors industrielles, INTERFORA est partenaire du pôle de compétitivité AXELERA et apporte son expertise dans toutes les régions de France et, par-delà, en Europe.

 

 

LA PLATEFORME GAYA

Le projet Gaya a été lancé en 2010 à l’initiative de 11 partenaires issus du monde industriel, institutionnel et académique, en France et en Europe. C’est un projet de recherche et de développement qui vise à valider les choix technologiques innovants et les applications du biométhane dit de 2ème génération, issu principalement de matières lignocellulosiques (bois, paille, etc.).

Gaya un projet collaboratif qui réunit 11 partenaires et est piloté par ENGIE. Son financement, assuré par ENGIE et l’ADEME, au travers des investissements d’avenir, et de ses partenaires, a été validé par l’Union européenne. Ce projet recouvre plusieurs dimensions : une plateforme technologique de pointe (en 2013, la pose de la première pierre a été faite et le lancement des travaux est aujourd’hui effectif) ; un nouveau gaz vert ; un procédé, de méthanation ; une ambition : être une composante du mix énergétique ; et enfin une organisation. 

La construction de la plateforme Gaya à Saint-Fons, au sud de Lyon et au coeur de la Vallée de la Chimie, repose sur un défi technologique. Sa finalité est de permettre la production d’un gaz vert, dit de 2ème génération, transportable dans les réseaux actuels ou directement utilisable pour les véhicules GNV, avec un procédé de production innovant, la méthanation, et à partir de résidus tels que le bois, la paille, etc.

La plateforme est aujourd’hui un pilote modèle expérimental pour de futures usines de production de biométhane qui pourraient voir le jour à partir de 2020. Ce gaz vert sera économique et écologique. Son rendement global attendu est supérieur à 60%. Peu de procédés atteignent ce niveau d’efficacité, ce qui justifie l’aspect économique du gaz vert produit.

Pour mener à bien ce projet, un budget de 47 M€ a été prévu au lancement du projet, dont 19 M€ de subventions de l’ADEME.